Thème Firefox 1.5
29/11/2005
C’est la moindre des choses de faire plaisir à tristan pour le remercier d’avoir parlé d’Agrégaweb.
29/11/2005
C’est la moindre des choses de faire plaisir à tristan pour le remercier d’avoir parlé d’Agrégaweb.
22/11/2005
Après plusieurs mois de dur labeur, je suis maintenant disposé à vous présenter un service co-produit par notre cher ami ApOpH!s et moi-même : Agrégaweb. Comme d’habitude, les rôles se répartissent de la façon suivante : votre serviteur a codé la partie PHP de la bête, et mon confrère s’est chargé du XHTML / CSS.
Le principe est assez simple (contrairement à son développement d’ailleurs) : il s’agit d’un agrégateur RSS sur le Web.
J’entends déjà des huées au fond de la salle : Eh, c’est pourri ton truc ! Google IG, Netvibes et Microsoft font pareil !
. Oui, mais il y a ici une subtile mais importante différence : les flux ne sont pas téléchargés en Javascript, c’est à dire par votre navigateur, mais par le serveur lui-même. En quoi est-ce utile ?
Hop, voilà 3 personnes qui se sont rassises, mais il en reste une. Eh, Google Reader aussi stocke les flux sur son serveur !
. Oui Mr. Le Chieur, mais :
Agrégaweb a été conçu dans une optique de compatibilité maximale tant du point de vue des flux RSS que de l’utilisateur : ainsi, l’ensemble du site n’utilise pas Javascript (donc pas d’AJAX, oui c’est voulu) et est aux normes, ce qui le rend accessible même au plus exotique des navigateurs (par ailleurs, une version spécialement conçue pour téléphone portable est prévue). De plus, un soin particulier a été apporté au moteur d’analyse des flux de sorte que tous les flux RSS, même les plus mal foutus, soient lisibles par l’agrégateur.
Agrégaweb a nécéssité une quantité non négligeable de travail du fait de la complexité sous-jacente (et non apparente) du service. La majorité du boulot a concerné la partie immergée de l’iceberg (robot d’analyse des flux notamment).
Enfin, en ce qui concerne la publicité affichée sur l’ensemble du service, sauf généreux donateur il semblerait que ce soit une nécéssité. En effet, notre principale préoccupation actuellement est la quantité de ressources que va consommer le système, principalement en termes de trafic web et d’espace disque. Et pour cause : pour le moment le service est hébergé sur mon compte 1 and 1, lequel possède une limitation de trafic de 20 Go / mois et un espace disque de 2 Go. Cela peut sembler large, mais vous n’avez pas vu la vitesse effarante à laquelle la base de données grossit alors qu’on était que deux à utiliser le service (d’un autre côté, il fallait s’y attendre, à force de tout stocker). Un système sophistiqué de gestion de cache HTTP intégré à l’architecture utilisée pour Agrégaweb, couplé à la gestion centralisée des archives, nous permettront de limiter la casse, mais la pub s’avère néanmoins nécéssaire pour pouvoir évoluer sans dégrader la qualité de service.
Pour finir, je vous invite chaleureusement à venir essayer ce nouveau service créé par nous, pour vous. Cependant, malgré le fait que le service ait subit de longues périodes de bêta-test, il est possible que des bugs se cachent parmi les méandres du site. Si vous en voyez, je vous serai gré de venir le signaler. Merci. Par ailleurs, si vous avez une quelconque suggestion susceptible d’améliorer le service, vous pouvez venir vous exprimer sur le forum correspondant.
Bonne syndication sur Agrégaweb !
05/11/2005
Notre cher Tristan Nitot vient d’écrire un billet concernant le plan de bataille de Firefox face à la menace IE7.
La communauté des utilisateurs doit continuer son formidable travail, avec SpreadFirefox.com. Il faut continuer à faire PAF la clé USB. Il faut continuer à en parler autour de nous, à table dans les repas de famille, sur les blogs. Je travaille, avec Mozilliens américains, à de nouvelles campagnes innovantes. Stay tuned
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Il y a un truc que j’ai du mal à comprendre ici : j’ai dû installer Firefox chez au moins une bonne dizaine de mes proches (amis et famille). Ils l’utilisent en lieu et place de IE et n’ont aucune envie de revenir en arrière. Si on imagine que chaque personne qui installe Firefox en parle à 2 ou 3 autres, la croissance devait être exponentielle et augmenter beaucoup plus vite qu’actuellement. Pourquoi ce n’est pas le cas ?
Cette guerre contre IE va être lente et difficile. Je vais être pessimiste mais dans l’état actuel du marché elle est vouée à l’échec. Pourquoi ? Pour deux raisons.
Pour arriver à battre Microsoft, il n’y a qu’une solution : intégrer à Firefox un gros truc que Microsoft ne pourra pas intégrer lui-même à son navigateur. Comment y arriver, je n’en sais rien, mais c’est à mon avis le seul moyen pour Mozilla de gagner non seulement la bataille, mais aussi la guerre.
Actuellement, Microsoft prépare IE7, une réponse à Firefox. Mais il n’utilise que très peu de ses moyens pour le moment, probablement parce qu’il pense que IE7 suffira à arrêter ou du moins à ralentir fortement la croissance de Firefox. Mais si, même après la sortie d’IE7, Firefox continue de croître à la même vitesse, là Microsoft va se sentir menacé et va sortir l’artillerie lourde, faisant alors tout pour tuer dans l’oeuf toute possibilité pour Firefox d’obtenir des parts de marché supplémentaires. La seule façon de s’en tirer dans ce cas sera de frapper un grand coup, quelque chose à laquelle Microsoft ne s’attendra pas. Il se dépêchera de réagir mais ce sera déjà trop tard, l’explosion provoquée par cette nouveauté aura déjà atteint beaucoup trop de monde. Bien sûr, pour que ça fonctionne il faudrait le faire avant la mise en place de l’artillerie lourde de Microsoft. La firme de Redmond sait à quoi s’attendre, elle connaît les directions que prennent les développeurs de Firefox et anticipera son évolution. Pour cette raison, évoluer « normalement » dans ces directions ferait inéluctablement gagner Microsoft. Il faut le surprendre, attaquer là où ça fait le plus mal, là où il ne s’y attend pas.
Le monopole de Microsoft en ce qui concerne Windows a provoqué un cercle vicieux : les utilisateurs ne veulent pas passer à Linux parce qu’il n’y a pas assez d’applications ou parce que celles-ci sont moins évoluées que sous Windows, mais de l’autre côté, les entreprises refusent de développer pour Linux justement parce qu’il n’y a pas assez de clients potentiels. C’est sans fin. Une victoire de Mozilla face à Microsoft sur le marché des navigateurs ouvrirait une brèche bouleversant toute la politique de Microsoft d’intégration du navigateur dans le système d’exploitation. Cette brèche, si elle est correctement utilisée, pourrait servir aux autres logiciels libres à « passer derrière les lignes ennemies », c’est à dire utiliser la brèche pour pénétrer les défenses de Microsoft et l’attaquer de l’intérieur, et non de l’extérieur comme c’est le cas actuellement.
En conclusion, de grands espoirs reposent sur Firefox. Mais la moindre erreur lui sera fatale. Les dirigeants de Mozilla devront analyser minutieusement la situation et en profiter pour repousser les parts de marché de Microsoft. Espérons qu’ils sauront prendre les bonnes décisions.
Passons maintenant au point de vue du développeur web. Il faut savoir que la lutte du développeur Web n’est pas la lutte de Mozilla.
Ce n’est pas la même chose. Le développeur web s’en bat les cacahouètes de savoir que l’utilisateur utilise Firefox ou Opera. Sauf quand il utilise IE, auquel cas il doit tout faire pour l’en arracher. Parce que IE est le seul navigateur encore en service qui peut être considéré comme étant non respectueux des standards du web, et que tout développeur web « nouvelle école » doit utiliser ces standards.
« Oui, mais IE7 respectera ces standards » me direz-vous. C’est oublier qu’il y a souvent une longue distance entre ce que Microsoft dit et ce qu’il fait. Il est possible que IE7 adopte les fonctionnalités utilisateur de Firefox mais n’améliore pas le moteur de rendu, ou très peu. Et ça, ce serait la pire chose qui pourrait arriver. Pourquoi ?
Il faut regarder la réalité en face : l’utilisateur lambda se contrefout de savoir si son navigateur respecte les normes ou pas, il n’a aucune idée des enjeux et il ne veut pas le savoir. Il veut juste que son navigateur affiche les pages correctement. Alors c’est très gentil les pensées philosophiques du style « je vais respecter l’esprit des standards du web et faire en sorte que ma page s’affiche correctement sous IE quitte à limiter certains aspects du design » mais ici c’est se fourer le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Parce que si IE7 n’améliore pas son respect des standards et qu’on continue à coder nos pages de cette façon, il n’y a aucune raison pour que cela change. Les utilisateurs passeront de Firefox à IE7 parce que ce dernier se sera amélioré, mais il ne sera pas meilleur en termes de respect des standards. Et là, on aura perdu sur les deux tableaux : la bataille de Mozilla et la bataille des développeurs web. Au final, IE restera le navigateur majoritaire et, en prime, il n’aura pas amélioré son moteur de rendu. Il ne nous restera alors que nos yeux pour pleurer.
Comment éviter ce scénario catastrophe ? Aujourd’hui, les développeurs web ont trois directions de développement possibles :
La première solution mène au problème énoncé plus haut.
La deuxième solution n’est pas viable, du moins tant que Internet Explorer aura plus de 50% de parts de marché.
La troisième solution nous permet de résoudre le problème. Plutôt que d’interdire l’accès au site aux utilisateurs d’Internet Explorer, on va faire un compromis : on va offrir un design moche et/ou peu ergonomique aux utilisateurs d’Internet Explorer, et un design parfait aux utilisateurs de navigateurs alternatifs. Cette solution est déjà utilisée par Laurent Denis pour Blog & blues, qui s’affiche de manière différente sous IE et sous les autres navigateurs.
L’objectif est de faire en sorte que l’utilisateur consulte tout de même le site sous IE parce que son contenu l’intéresse, mais que la navigation soit plus agréable sous les autres navigateurs. Quand l’utilisateur s’apercevra que les sites qu’il consulte sont plus jolis et plus ergonomiques sous Firefox (ou Opera, etc), il sera beaucoup plus enclin à changer de navigateur que si l’affichage est identique ou que si le site refuse de s’afficher sous IE (auquel cas l’internaute passera purement et simplement au site suivant). C’est donc la solution à adopter, qui résoudrait le problème sans porter atteinte à l’accessibilité du site. Son seul défaut est qu’elle exige plus de travail au moment du développement mais également pour la maintenance et l’évolutivité. C’est le prix à payer.
Les développeurs web et la Mozilla Foundation mènent des batailles différentes, bien que toutes deux rudes et difficiles. Mais avec un objectif commun : détruire le monopole de Microsoft. Souhaitons-leur bonne chance.